Notre histoire

Une famille entre Québec et Santa Marta, réunie quand elle le peut — puis séparée de nouveau.

Notre famille réunie en Colombie

Notre projet de famille

Notre relation a commencé le 4 avril 2021. Depuis, nous essayons de construire une vie de famille ensemble, malgré les frontières, les démarches et les séparations.

Originaire du Venezuela, Carmen a demandé l’asile au Canada pour chercher protection face à la violence et à l’insécurité dans son pays. Elle espérait pouvoir s’y établir et y réunir ses deux enfants pour leur offrir un avenir plus sûr. Pendant les démarches, elle demeurait séparée d’eux.

Une attente loin de ses enfants

Son séjour au Québec a duré environ deux ans et demi. Elle a tenté de faire avancer sa demande d’asile et attendu de pouvoir être entendue. Pendant ce temps, ses enfants grandissaient loin d’elle.

Un deuil vécu à distance

En septembre 2024, son fils a été victime d’un grave accident et s’est retrouvé dans le coma. Sa situation administrative et migratoire au Canada l’a empêchée de le rejoindre dans ces moments irremplaçables. Elle n’a pu être à son chevet ni assister à ses funérailles après son décès.

Ce deuil vécu à distance a profondément bouleversé sa vie. Sa situation personnelle s’est détériorée et poursuivre cette attente est devenu de plus en plus difficile. Elle a finalement retiré sa demande d’asile et est retournée en Colombie en février 2025, où elle bénéficie d’un statut de protection temporaire et vit avec sa fille, Mia.

Depuis son retour, une vie entre deux pays

Depuis son retour, c’est moi, Éric, qui dois me rendre en Colombie pour que nous puissions être ensemble. Melissa m’accompagne lorsque le calendrier scolaire le permet. Nous organisons nos retrouvailles autour des voyages, des vacances et de nos responsabilités. Puis vient le moment de repartir au Québec et de nous séparer de nouveau.

Nous avons entrepris une démarche de parrainage pour pouvoir enfin vivre ensemble au Québec. Mais les délais prolongent cette vie à distance. En 2026, deux demandes de visa de visiteur ont également été refusées.

Nous nous voyons et nous partageons de beaux moments. Ce qui nous manque, c’est la possibilité de vivre durablement tous ensemble : partager le quotidien, accompagner les enfants et construire notre avenir sans devoir constamment prévoir le prochain départ.

Derrière notre dossier, il y a une famille qui a déjà traversé un deuil et des années de séparation. Nous souhaitons maintenant pouvoir nous retrouver et avancer ensemble.

Le problème humain : les années passent même lorsqu’un dossier administratif est en attente. Les enfants grandissent, les projets de famille sont repoussés et la vie quotidienne se fait à distance.

Notre parcours en quelques faits

4 avril 2021
Le début de notre relation et de notre projet de vie de famille ensemble.
2022–2025
Carmen séjourne au Québec. Elle entreprend une demande d’asile et attend de pouvoir être entendue, séparée de ses deux enfants.
Septembre 2024
Son fils est victime d’un grave accident, puis décède. Carmen ne peut être à son chevet ni assister à ses funérailles en raison de sa situation administrative et migratoire.
Février 2025
Après avoir retiré sa demande d’asile, Carmen retourne en Colombie. Depuis, Éric s’y rend pour les retrouvailles.
2026
Deux demandes de visa de visiteur sont refusées; le parrainage familial demeure en cours.

Ce que nous souhaitons

Nous souhaitons pouvoir vivre durablement tous ensemble au Québec, partager le quotidien et construire notre avenir sans devoir constamment prévoir le prochain départ.

Les repères de notre parcours : le début de notre relation, les périodes vécues à distance et les étapes administratives sont des réalités différentes. Les dates de notre histoire ne constituent pas un délai de traitement.

Pour comprendre notre attente, consultez les repères sur le MIFI, le CSQ et le parrainage au Québec et les délais publiés dans différentes administrations.